L’ascenseur social ne monte plus au Québec
La mobilité sociale descendante pourrait devenir la norme.
Résumé
Inégalités au Québec
Au Québec, les inégalités de revenus sont moins marquées qu'ailleurs au Canada, mais elles augmentent depuis l'an 2000.
Deux indicateurs principaux, le coefficient de Gini et l’indice de Palma, mesurent ces inégalités.
Le premier évalue la répartition des revenus dans une population, où 0 représente une égalité parfaite et 1 une inégalité totale.
Le second compare la part des revenus détenue par les 10 % les plus riches à celle des 40 % les plus pauvres.
Selon la Chaire en fiscalité et finances publiques de l’Université de Sherbrooke, ces indicateurs montrent une tendance à la hausse des inégalités au Québec, bien que moins rapide qu'ailleurs au Canada.
Par exemple, en 2025, les 20 % des ménages québécois aux revenus les plus élevés accaparent environ 29 % de la consommation totale, un chiffre bien inférieur à celui des États-Unis (60 %), où l’économie est dite en forme de K (polarisée entre une minorité très riche et une majorité appauvrie).
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