NapseflowNapseflow
Article externe

Avoir raison avec... Samuel Beckett 4/5 : L'épreuve de la langue

France Culture - Savoirs· 13 août 2026
Avoir raison avec... Samuel Beckett 4/5 : L'épreuve de la langue

À partir de la fin des années 1940, Beckett abandonne sa langue maternelle pour écrire en français. Pourquoi s’impose-t-il un tel détour ? Pourquoi choisit-il une langue qu'il maîtrise moins spontanément ? Pourquoi retraduit-il ensuite lui-même ses textes ?

Résumé

1

Beckett et sa langue maternelle

Samuel Beckett, écrivain irlandais, a d'abord écrit en anglais avant de se tourner vers le français après la Seconde Guerre mondiale.

Cette décision peut surprendre, car le français n'était pas sa langue maternelle.

Selon Pascale Sardin, professeure en littérature anglophone et traductologie, Beckett aurait expliqué que "en français, c'est plus facile d'écrire sans style", une phrase souvent citée mais qu'il faut interpréter avec prudence.

En réalité, Beckett jouait avec cette idée, la présentant comme une boutade ou une provocation.

Dès son premier roman, Dream of Fair to Middling Women (1932), il évoquait déjà l'idée que le français classique, représenté par des auteurs comme Malherbe ou Racine, serait d'une pureté idéale et sans style.

Cependant, cette vision était ironique, car Beckett savait pertinemment que toute langue porte en elle une forme de style.

Son choix du français pourrait aussi s'expliquer par un désir de se libérer de l'influence de la langue anglaise, marquée par des références culturelles fortes comme la Bible ou les œuvres de Shakespeare, qu'il avait étudiées dans son enfance.

Lire l'analyse complète en 5 points →

Commentaires (0)

Connecte-toi pour commenter

Se connecter

Aucun commentaire pour le moment.

Voir aussi

Plus de contenus dans cette catégorie →

Découvre plus de contenu sur Napseflow