Canicule et tenue vestimentaire au travail : le diable s'habille en bermuda ? Entre liberté encadrée et risques de discrimination. Par Caroline Diard, Enseignante-chercheur.
Canicule et costume-cravate : le combo explosif qui fait suer les RH. Alors que les températures grimpent, les entreprises françaises peinent à adapter leurs règles vestimentaires, préférant souvent le statu quo à une remise en question des normes. Alors que le thermomètre s'affole, la canicule rév…
Résumé
Canicule et travail
Les vagues de chaleur répétées en France posent un défi aux entreprises, notamment en matière de tenue vestimentaire des salariés.
En 2018, la RATP a été pionnière en autorisant le port du bermuda ou de la jupe pour ses conducteurs et conductrices dès que la température dépasse 28°C entre le 1er mai et le 30 septembre.
Cette mesure vise à améliorer les conditions de travail lors des canicules, mais reste rare dans le paysage français.
Le code du travail (article L.1121-1) encadre cette liberté vestimentaire : l'employeur peut imposer des restrictions, mais celles-ci doivent être justifiées par la nature du poste et proportionnées.
Par exemple, des règles d'hygiène, de sécurité ou d'image de l'entreprise peuvent être invoquées, mais elles ne doivent pas être discriminatoires.
En 2003, la Cour de cassation avait déjà rappelé que la liberté de se vêtir n'est pas une liberté fondamentale, ouvrant la porte à des interprétations variables selon les employeurs.
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