Que sont devenues les économies des esclaves brésiliens ?
XIXᵉ siècle – Brésil. Dernier pays des Amériques à avoir mis fin à l’esclavage, en 1888, le Brésil était aussi l’un des rares endroits au monde où les esclaves pouvaient acheter leur liberté. Et donc ouvrir un compte d’épargne à cet effet.
Résumé
Un esclave épargnant
En 1887, Ambrozio, un esclave au Brésil, a ouvert un compte d’épargne dans une banque publique nommée Caixa Econômica Federal.
À cette époque, le Brésil était l’un des derniers pays du continent américain à maintenir l’esclavage, alors que la plupart des nations voisines l’avaient déjà aboli.
Ambrozio, comme beaucoup d’esclaves, économisait chaque petite somme d’argent dans l’espoir d’acheter sa liberté.
Le système bancaire brésilien permettait aux esclaves d’ouvrir des comptes, bien que leur statut juridique les réduise à des marchandises pouvant être achetées, vendues ou héritées.
Le montant de son épargne s’élevait à 50 000 réais, une somme importante pour un esclave.
Ce compte illustre la capacité des esclaves à gérer des ressources financières malgré leur condition, montrant une forme d’autonomie économique dans un système oppressif.
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