La fumée des feux de forêt pourrait être plus nocive que d'autres formes de pollution atmosphérique
Les particules fines issues des feux de forêt provoqueraient davantage d'hospitalisations cardiaques et respiratoires que celles d'origine industrielle ou automobile, selon une analyse portant sur 90 millions de cas.
Résumé
Fumée des feux : danger accru
Une étude récente suggère que la fumée des feux de forêt pourrait présenter des risques sanitaires plus élevés que d'autres types de pollution atmosphérique, comme les émissions industrielles ou celles des véhicules.
Contrairement à la pollution urbaine classique, composée principalement de particules fines (PM2.5) et de gaz comme le dioxyde d'azote (NO2), la fumée des incendies contient une combinaison complexe de substances chimiques.
Parmi elles, on trouve des composés organiques volatils (COV), des particules ultrafines (inférieures à 0,1 micromètre) et des métaux lourds comme le plomb ou le mercure.
Ces éléments, en se combinant, pourraient agir de manière synergique, c'est-à-dire que leur effet nocif serait supérieur à la somme de leurs effets individuels.
Par exemple, les particules ultrafines pénètrent plus profondément dans les poumons et peuvent atteindre la circulation sanguine, tandis que les COV sont connus pour irriter les voies respiratoires et aggraver des maladies comme l'asthme ou les bronchites chroniques.
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