Des souris aux cerveaux d’humains : les chercheurs de Stanford viennent d’ajouter un cortex cérébral d’origine humaine à des rongeurs

Oui, cette expérience scientifique ressemble à un mauvais pitch de film d'horreur. Toutefois, avant d'en tirer des conclusions hâtives, mieux vaut comprendre en quoi elle pourrait changer nos approches thérapeutiques des maladies neurologiques les plus dévastatrices.
Résumé
Greffe de cortex humain
Des chercheurs de l’université Stanford, dirigés par le neuroscientifique Sergiu Pașca, ont réussi à greffer un cortex cérébral d’origine humaine dans des souris.
Cette opération a été réalisée en supprimant génétiquement une protéine appelée ESCO2 chez des embryons de souris, ce qui empêche le développement de leur propre cortex cérébral.
Les organoïdes corticaux humains, cultivés à partir de cellules souches, ont ensuite été injectés dans le crâne des souriceaux nouveau-nés.
Trois mois plus tard, ces greffons humains représentaient plus de 90 % de l’espace cortical des souris et formaient des réseaux neuronaux fonctionnels, connectés jusqu’à leur moelle épinière.
Ces résultats, publiés le 16 septembre 2026 dans la revue Nature, marquent une avancée majeure dans la compréhension des interactions entre tissus humains et animaux.
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