[Point de vue] Les réfugiés africains ne sont pas une menace : ils sont les victimes d'un échec collectif de la communauté internationale. Par Justin Bahizire, Juriste.
Face à l'augmentation des conflits et des déplacements forcés en Afrique, les réfugiés sont trop souvent présentés comme une menace alors qu'ils sont avant tout des victimes d'un déficit de protection. Privés de la protection effective de leur État d'origine, ils bénéficient d'un cadre juridique in…
Résumé
Paradoxe juridique actuel
Le XXIᵉ siècle présente une contradiction majeure en matière de protection des réfugiés.
D’un côté, le droit international, notamment avec la Convention de Genève de 1951, est plus développé que jamais pour protéger les personnes contraintes de fuir leur pays.
De l’autre, le nombre de déplacés n’a jamais été aussi élevé.
Ce paradoxe touche particulièrement les réfugiés africains, qui bénéficient théoriquement de protections juridiques solides, mais sont souvent perçus comme une menace dans les discours publics et les politiques migratoires.
Cette tension révèle un conflit entre deux logiques : d’une part, la souveraineté étatique, qui donne aux États le contrôle sur leurs frontières, et d’autre part, une logique universelle fondée sur la protection des droits humains.
Le juriste *Guy S.
Goodwin-Gill* souligne que la souveraineté des États n’est pas absolue et doit respecter les obligations en matière de droits humains.
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