Au Portugal, la motion de censure de l’extrême droite se retourne contre elle
Chega voulait fragiliser le gouvernement en ciblant le très contesté ministre de l’Intérieur Luís Neves. Resté seul à voter sa motion, le parti d’André Ventura a surtout offert au Premier ministre Luís Montenegro l’occasion de reprendre la main, avec des annonces sur le pouvoir d’achat.
Résumé
Chega attaque le gouvernement
Le parti d’extrême droite portugais Chega, dirigé par André Ventura, a tenté de fragiliser le gouvernement de centre droit de Luís Montenegro en déposant une motion de censure contre le ministre de l’Intérieur, Luís Neves.
Ce dernier, ancien directeur de la police judiciaire, est critiqué pour son implication dans cinq procédures, dont trois enquêtes pénales.
Chega l’a qualifié de « shérif de la République » et réclamé son départ.
Cette motion visait à affaiblir le gouvernement en place, mais elle a échoué, car Chega s’est retrouvé seul à la soutenir lors du vote au Parlement.
Les autres partis, y compris la droite gouvernementale, les libéraux, les écologistes et le PAN (parti Personnes-Animaux-Nature), ont voté contre, tandis que les socialistes, communistes et le Bloc de gauche se sont abstenus.
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