On pensait qu'Alzheimer naissait dans le cerveau, des chercheurs pointent une toute autre origine
On a longtemps cherché les causes de la maladie à l'intérieur du crâne, du côté des plaques et des neurones abîmés. Et si une partie des dégâts se décidait ailleurs, très loin de la tête ? La piste immunitaire d'Alzheimer se dessinerait plutôt du côté des ganglions du cou.
Résumé
Origine classique d'Alzheimer
Depuis des décennies, la communauté scientifique considérait que la maladie d'Alzheimer trouvait son origine dans le cerveau.
Cette hypothèse reposait sur l'observation de deux phénomènes caractéristiques : l'accumulation de plaques amyloïdes et de protéines tau anormalement phosphorylées.
Ces anomalies, visibles lors d'autopsies ou d'imagerie cérébrale, étaient associées à la destruction progressive des neurones et à la perte des fonctions cognitives.
Les chercheurs pensaient que ces accumulations étaient la cause directe des symptômes de la maladie, comme les troubles de la mémoire ou les difficultés de langage.
Cette théorie, appelée hypothèse amyloïde, dominait les recherches et orientait les essais cliniques de médicaments visant à réduire ces plaques.
Pourtant, malgré des décennies de travaux, aucun traitement n'a encore réussi à stopper ou inverser l'évolution de la maladie, remettant en cause cette vision exclusive.
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