Sarajevo, rouge profond – sur Les Serments trahis de Šeila Pohara
Née deux ans après la mort de Tito, exilée à neuf ans quand la guerre a surgi de la colline d'en face, Šeila Pohara compose une prière romanesque à l'envers, adressée à son père mort à la guerre, à son enfance guillotinée par la haine, à la Yougoslavie disparue. Mille souvenirs où le folklore et le…
Résumé
Auteure et contexte
Šeila Pohara, née en 1982, deux ans après la mort de Josip Broz Tito, figure politique emblématique de la Yougoslavie, a quitté Sarajevo à l’âge de neuf ans en raison de la guerre qui a éclaté dans les années 1990.
Son premier roman, Les Serments trahis, est une œuvre littéraire qui explore son histoire personnelle et collective.
Le titre fait référence aux promesses non tenues, notamment celles liées à la Yougoslavie unie, un État fédéral qui a éclaté dans les années 1990 après des décennies de tensions ethniques et politiques.
Le livre est décrit comme une « prière romanesque à l’envers », une forme d’écriture qui inverse les attentes narratives traditionnelles pour évoquer des thèmes comme la perte, l’exil et la nostalgie.
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