« L’eau, c’est la vie » : les chefs autochtones pressent Ottawa d’agir sur l’eau potable

Des chefs estiment que le projet de loi C-37 affaiblit leurs droits et réclament des modifications majeures.
Résumé
Contexte politique
En juin 2025, le gouvernement canadien a déposé le projet de loi C-37, présenté comme un nouveau cadre législatif pour garantir un accès durable à une eau potable salubre dans les communautés des Premières Nations.
Ce texte remplace le projet de loi C-61, qui n’avait pas abouti en raison de la prorogation du Parlement en janvier 2025.
Ottawa y associe un investissement de 4,6 milliards de dollars pour les infrastructures.
Cependant, dès l’assemblée générale annuelle de l’Assemblée des Premières Nations (APN), la cheffe nationale Cindy Woodhouse Nepinak a critiqué ce projet, estimant qu’il revenait en arrière sur des avancées négociées dans le projet C-61.
Elle souligne notamment l’absence de reconnaissance explicite du droit des Premières Nations à une eau potable, ainsi qu’un affaiblissement de la protection des sources d’eau, soumise au veto des provinces.
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