“Tout est naturel ici” : les salicultrices béninoises font prospérer la culture traditionnelle du sel
Au Bénin, la fabrication du sel local de Djègbadji, appelé “xwladjè”, est une tradition ancestrale transmise de mère en fille. Source de revenus pour assurer à ces salicultrices leur indépendance financière, ce patrimoine souffre pourtant de l’importation de sel et d’un manque de structuration du s…
Résumé
Djègbadji, cité du sel
Djègbadji est un petit arrondissement situé à une heure de route à l’ouest de Cotonou, au Bénin.
Surnommée la Cité du sel en langue fongbé, cette localité est un cœur historique de la production traditionnelle de sel, appelée xwladjè.
En février 2026, la chaleur y est intense, et les femmes y perpétuent un savoir-faire ancestral transmis de mère en fille.
Leur activité repose sur l’évaporation de l’eau de mer chargée en sel, récoltée dans des bassines en argile chauffées au feu de bois.
Ce sel naturel, sans transformation chimique, est récolté après une cuisson minutieuse et un égouttage qui lui donne sa couleur blanche caractéristique.
Le paysage est marqué par des dizaines d’usines artisanales, où des femmes surveillent leurs bassines comme un trésor, symbolisant à la fois un héritage culturel et une source de revenus vitale.
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