Luce Perez-Tejedor : Saint-Soleil, puissances de l’art vaudou et de l’argent en Haïti
Ayant longtemps vécu à Haïti, l'autrice Luce Perez-Tejedor sort son premier roman, "Saint-Soleil", qui revient sur la fabuleuse histoire d'une communauté artistique haïtienne encore méconnue. Puis, Maximé Riché présente son travail photographique autour des incendies et des forêts.
Résumé
Saint-Soleil, communauté artistique
Dans les années 1970, en Haïti, sous la dictature de Jean-Claude Duvalier (surnommé « Bébé Doc »), une communauté artistique nommée Saint-Soleil émerge dans les montagnes près de Port-au-Prince.
Fondée par Jean-Claude Garoute, dit « Tiga », et Maude Robart, elle propose un atelier collectif où des paysans locaux sont encouragés à s’exprimer artistiquement.
Contrairement aux écoles d’art traditionnelles, cette initiative ne suit aucun enseignement technique.
Les participants créent des œuvres spontanées et brutes, fortement influencées par le vaudou, une religion syncrétique haïtienne mêlant croyances africaines et catholicisme, et par les paysages ruraux de l’île.
Saint-Soleil devient un espace de liberté et de réappropriation culturelle face à l’idéologie oppressive du régime.
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