En Amazonie, le rap comme arme pour défendre les territoires autochtones
Face aux compagnies pétrolières, aux mines et à l’effacement progressif de leurs langues, de jeunes artistes cherchent de nouvelles manières de faire entendre les revendications de leurs communautés, raconte le média américain consacré à l’environnement “Mongabay”.
Résumé
Rap et résistance autochtone
En Amazonie équatorienne, des jeunes artistes autochtones utilisent le rap en langues locales comme outil de résistance face aux menaces pesant sur leurs territoires.
Willan Gualinga, alias Taki Supay, est l’un de ces rappeurs.
Issu de la communauté Sarayaku, il a commencé à rapper il y a trois ans devant une dizaine de personnes, avec une grande appréhension.
Aujourd’hui, il se produit devant des milliers de spectateurs, comme lors du festival Rizoma de 2026 à Puyo.
Ses textes, écrits en kichwa (une langue amérindienne), dénoncent l’exploitation pétrolière illégale sur les terres de son village, une affaire qui a même été portée devant la Cour interaméricaine des droits de l’homme.
Son objectif est de créer un studio d’enregistrement dans sa communauté pour permettre aux jeunes de s’exprimer musicalement, malgré les difficultés logistiques liées à l’isolement de la jungle.
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