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Au Kenya, le désarroi des travailleurs des “usines à dissertations”, remplacés par l’IA

Courrier International· 22 septembre 2026

“The New York Times” raconte comment l’intelligence artificielle menace “l’économie de petits boulots numériques” qui s’est développée au Kenya ces quinze dernières années. Dans ce pays où plus d’un quart des jeunes sont au chômage, beaucoup peinent à se reconvertir, explique le quotidien américain.

Résumé

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L'âge d'or kényan

Entre 2010 et le début des années 2020, le Kenya a connu une période économique particulière grâce à l'émergence du microtravail en ligne.

Ce système permettait à des jeunes diplômés, souvent issus de pays comme le Kenya, les Philippines ou l'Inde, de gagner de l'argent en réalisant des tâches simples pour des entreprises ou des particuliers étrangers via internet.

Parmi ces emplois, la rédaction de dissertations pour des étudiants étrangers est devenue une activité lucrative.

À Nairobi, capitale du Kenya, certains rédacteurs gagnaient suffisamment pour s'offrir des voitures neuves comme des Subaru, les derniers smartphones ou des places VIP en discothèque.

Teresios Bundi, un jeune Kényan, a ainsi pu monter sa propre entreprise de rédaction de dissertations après ses études, employant d'autres étudiants pour rédiger les travaux à sa place.

Les prix variaient entre 40 et 70 dollars (35 à 61 euros) par devoir.

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