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Minerais, pêche, tourisme : les trois fronts de l’exploitation en Antarctique en question à l’horizon 2048 ?

<name>Frédéric Martineau, PhD - Relations Internationales. Spécialisation en Diplomatie des affaires, Centre d'études diplomatiques et stratégiques (CEDS)</name> <foaf:homepage rdf:resource="https://theconversation.com/profiles/frederic-martineau-2476368"/>· 28 septembre 2026

L’ESSENTIEL Contrairement à une idée reçue, l’interdiction d’exploiter les ressources minérales de l’Antarctique n’expirera pas en 2048 : cette date ouvre seulement une possibilité de réexamen du protocole qui interdit cette exploitation. En revanche, alors que le sous-sol reste largement inexploré…

Résumé

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Mythes sur l'Antarctique

L’Antarctique est souvent associé à l’idée d’une ruée vers le pétrole ou les minerais à partir de 2048, mais cette croyance repose sur deux idées reçues.

D’abord, l’exploitation minérale n’est pas interdite jusqu’en 2048 : cette date marque simplement la possibilité de réexaminer le protocole de Madrid (1991), qui interdit toute exploitation minière en Antarctique sans limite de temps.

Ensuite, les réserves de pétrole ou de minerais sous la glace antarctique restent largement théoriques.

Aucune exploration par forage n’a été réalisée, et les estimations (entre 36 et 500 milliards de barils de pétrole) sont des extrapolations basées sur la géologie passée du continent, autrefois relié à d’autres terres où des gisements ont été trouvés.

La Russie a mené des campagnes de levé sismique marin (technique utilisée pour repérer des gisements) dans la mer de Weddell depuis 2011, ce qui soulève des questions sur la frontière entre recherche scientifique et prospection commerciale.

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