SNCF : le gouvernement espagnol qualifie les trains français Ouigo de « parasites »

Accusé par le ministre espagnol des Transports de « parasiter » les ateliers de l’acteur national Renfe, Ouigo se retrouve au cœur d’une charge virulente contre la libéralisation ferroviaire. Voici pourquoi.
Résumé
Conflit autour des trains Ouigo
Le ministre espagnol des Transports, Óscar Puente, a qualifié les trains français Ouigo de « parasites » lors d’un entretien avec l’agence Europa Press.
Ouigo est une filiale à 100% de la SNCF, l’entreprise publique française qui gère les trains en France.
Le conflit porte sur une décision récente de la Commission nationale des marchés et de la concurrence (CMNC), un régulateur espagnol indépendant.
Cette décision oblige l’opérateur ferroviaire historique espagnol, Renfe, à ouvrir ses ateliers de maintenance à Ouigo ainsi qu’à Iryo, une entreprise italienne détenue par Trenitalia.
Le ministre critique cette obligation, car elle permet à des entreprises étrangères d’utiliser les infrastructures espagnoles sans y investir elles-mêmes, ce qu’il considère comme une forme de « parasitisme ».
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