NapseflowNapseflow
Article externe

Droit de vote des étrangers: autopsie de la plus célèbre promesse manquée de la gauche

Pierre-Nicolas Baudot· 31 août 2026

Promesse phare de François Mitterrand en 1981, le droit de vote des étrangers aux élections locales a longtemps servi de produit d'appel électoral. Radiographie d'un reniement stratégique, de la séduction des mouvements sociaux aux années 1990 face à la montée de l'extrême droite.

Résumé

1

Origine de la promesse

En 1972, le Parti socialiste (PS) intègre dans son programme Changer la vie la promesse d’accorder le droit de vote aux étrangers aux élections locales.

Cette idée émerge dans un contexte où l’immigration en France devient plus sédentaire, avec des travailleurs étrangers s’installant durablement.

Le PS, alors en quête de nouveaux relais électoraux, s’appuie sur les revendications portées par des associations comme la Fédération des associations de soutien aux travailleurs immigrés (Fasti) ou la Ligue des droits de l’homme (LDH), ainsi que par des syndicats comme la CFDT.

Ces acteurs défendent une approche culturelle de l’immigration, au-delà des seules questions économiques.

La promesse est aussi un moyen pour le PS de se différencier de son partenaire communiste, le Parti communiste français (PCF), qui privilégie alors des droits d’expression et d’organisation plutôt que le vote.

Lire l'analyse complète en 5 points →

Commentaires (0)

Connecte-toi pour commenter

Se connecter

Aucun commentaire pour le moment.

Voir aussi

Plus de contenus dans cette catégorie →

Découvre plus de contenu sur Napseflow