« Le plus grand cancérigène, c’est l’inaction politique »

Des enfants tombent malades, des parents entrent en lutte, et pendant ce temps les pesticides n’en finissent pas de polluer les corps et les milieux. Deux enquêtes majeures dénoncent une situation ahurissante et appellent à des changements radicaux. Entretien croisé avec les autrices, à la veille d…
Résumé
Deux livres, deux approches
Deux ouvrages récents, Pesticides kids de Sophie Chapelle et Nolwenn Weiler et Pesticides : leurs ravages sur la santé des enfants de Laurence Huc, co-écrit avec Marguerite Boutrolle et Sophie Caron, abordent le lien entre pesticides et maladies infantiles.
Le premier est une enquête journalistique qui mêle témoignages de familles touchées et données scientifiques, tandis que le second est un roman graphique retraçant le parcours d’une toxicologue confrontée aux limites de la recherche institutionnelle.
Les deux livres soulignent l’inaction des pouvoirs publics et du corps médical face à l’ampleur du problème.
En France, 300 substances pesticides sont encore autorisées, et des résidus sont retrouvés dans les eaux, les nuages et même les premières selles des nouveau-nés.
Les autrices dénoncent un système où la santé des enfants est sacrifiée au profit d’intérêts économiques.
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