Saisie immobilière : ce qui peut sauver le débiteur depuis l'été 2026. Par Yann Gré, Avocat.
Le printemps 2026 avait promis beaucoup au débiteur saisi : un contrôle de proportionnalité enfin doté d'une méthode (Cass. 2e civ., 21 mai 2026, n° 23-10.643, FS-B), un régime de la clause abusive précisé (Cass. 2e civ., avis, 21 mai 2026, n° 25-70.025). L'été a livré autre chose. La Cour de cassa…
Résumé
La saisie immobilière en 2026
En 2026, la saisie immobilière reste une procédure stricte encadrée par le Code des procédures civiles d’exécution.
Elle permet à un créancier (banque, organisme de crédit) de vendre un bien immobilier pour récupérer une dette non payée.
Pour être valable, cette saisie doit respecter plusieurs conditions : le créancier doit posséder un titre exécutoire (document officiel prouvant la dette, comme un jugement), une créance liquide (montant précis) et exigible (la dette peut être réclamée immédiatement).
Depuis l’été 2026, les tribunaux ont rendu des décisions précisant les moyens pour le débiteur de se défendre.
Ces arrêts montrent que les recours portent principalement sur deux aspects : la validité de la créance elle-même et la régularité de la procédure de saisie.
Les cours d’appel et la Cour de cassation ont ainsi clarifié des points comme la prescription biennale (délai de 2 ans pour réclamer une dette) ou l’application des clauses abusives dans les contrats de prêt.
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