À Bruxelles, qui peut vivre et respirer ?

Quand on est Noir·e ou Arabe à Bruxelles, on vit dans des quartiers bétonnés, pollués, contrôlés par la police, où les logements sont plus petits et les espaces verts quasi absents. Le militant antiraciste Nordine Saïdi analyse les ségrégations spatiales et raciales de la capitale belge et appelle…
Résumé
Écologie et racisme
La question de la faible participation des personnes noires et arabes aux mobilisations écologistes à Bruxelles révèle un angle mort politique et épistémologique.
L’écologie n’est pas un espace neutre ou universel, mais un domaine où les inégalités raciales et sociales structurent l’accès aux ressources et aux droits.
Cette observation n’est pas nouvelle : depuis une vingtaine d’années, des travaux sur le racisme environnemental et les injustices écologiques montrent que les populations racialisées subissent davantage les nuisances (pollution, manque d’espaces verts) tout en ayant moins de moyens pour y faire face.
L’article souligne que la question pertinente n’est pas celle de l’engagement individuel, mais des conditions matérielles, historiques et raciales qui organisent la ville.
Par exemple, un·e jeune Noir·e ou Arabe à Bruxelles vit dans un environnement plus pollué, surveillé et moins équipé en infrastructures sociales qu’un Bruxellois blanc favorisé.
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