La biodiversité, remède à la canicule ?
Plantes et animaux souffrent lourdement pendant les épisodes caniculaires. C'est pourtant la biodiversité, si elle est bien gérée, qui peut réduire la chaleur dans les villes.
Résumé
Canicules et biodiversité
L’été 2026 en France a été le plus chaud jamais enregistré depuis 1900, avec une température moyenne 3,6 °C au-dessus de la normale.
Le pays a connu 53 jours de vague de chaleur, et 45 % du territoire a dépassé au moins une fois 40 °C.
Parallèlement, les sols étaient exceptionnellement secs, avec un déficit de pluie d’environ 40 %, et 77 % du territoire subissait une sécheresse des sols d’une fréquence supérieure à vingt-cinq ans.
Les milieux aquatiques ont également été fortement touchés, avec plus de 1 400 petits cours d’eau en rupture d’écoulement ou à sec début septembre, et des nappes phréatiques souvent en dessous des normales.
Les effets sur la biodiversité sont difficiles à évaluer immédiatement, car certains impacts apparaissent seulement après plusieurs mois ou années.
Par exemple, un arbre peut survivre à une canicule mais être affaibli, ce qui réduit sa croissance ou le rend plus vulnérable aux parasites.
Les animaux, comme les martinets ou les chauves-souris, ont été directement touchés, avec plus de 300 animaux accueillis dans un centre de soins en Aquitaine en juin 2026.
Les canicules précédentes, comme celle de 2003, avaient déjà montré des conséquences écologiques majeures, comme une baisse de 30 % de la croissance de la végétation en Europe ou des mortalités massives d’espèces marines en Méditerranée.
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