« La Frappe » de Julien Gaspar-Oliveri, un drame intense sur la banalité des monstres
On l’attendait et avec son premier long métrage, Julien Gaspar-Oliveri vise juste et fort. Récit grave et précis d’un mal qui se tait, "La Frappe" épouse le regard d’un jeune homme qui s’aveugle pour pouvoir tenir debout. Jusqu’à l’effondrement.
Résumé
Premier long-métrage marquant
Julien Gaspar-Oliveri signe avec La Frappe son premier long-métrage, un film qui marque par sa précision et son intensité.
Le réalisateur, déjà reconnu pour sa série Ceux qui rougissent, y déploie un style mêlant naturalisme et lyrisme.
Le naturalisme désigne ici une approche cinématographique qui cherche à représenter la réalité de manière brute, sans artifice, en captant les détails les plus infimes d’une scène.
Le lyrisme, à l’inverse, introduit une dimension poétique ou émotionnelle, ici utilisée pour amplifier l’impact des situations.
Dès les premières minutes, la caméra suit un jeune homme endormi, filmant les frémissements de son corps, ce qui crée une tension immédiate.
Le film explore la relation complexe entre un frère et une sœur, où l’un semble s’inventer une vie normale tandis que l’autre est rongée par un mal invisible.
La tension est palpable, même si la première scène bascule dans la colère, surprenant le spectateur par un éclat de rire inattendu.
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