Face au chaos climatique, les vieilles forêts ont « plein de choses à nous apprendre »
Là où elles subsistent, les vieilles forêts semblent moins dépérir que les autres face au réchauffement climatique. Leur biodiversité est une des clés de leur robustesse. Un œil expert repère une vieille forêt à ses vieux et à ses morts. Autrement dit, à l'âge des arbres et la grande quantité de bo…
Résumé
Forêts anciennes, réservoirs de vie
Les forêts anciennes (ou forêts primaires), âgées de plus de 150 ans et n’ayant jamais subi de coupes rases ou d’exploitations intensives, abritent une biodiversité exceptionnelle.
Elles jouent un rôle clé dans la régulation du climat en stockant d’énormes quantités de carbone.
Par exemple, une étude citée dans l’article indique qu’une forêt ancienne de 1 hectare peut contenir jusqu’à 1 000 tonnes de carbone, soit l’équivalent des émissions annuelles de 200 voitures.
Ces écosystèmes complexes, avec leurs arbres de plusieurs siècles, leurs champignons symbiotiques et leur sol riche en micro-organismes, forment des réseaux d’interdépendances encore mal compris.
Leur destruction libère ce carbone et réduit leur capacité à absorber le CO₂ atmosphérique, aggravant le réchauffement climatique.
Les scientifiques soulignent que ces forêts, souvent réduites à 3 % de leur surface initiale en Europe, sont des laboratoires naturels inestimables pour comprendre les mécanismes de résilience face aux changements environnementaux.
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