L’abdication parlementaire
Faute de courage politique, ceux qui souffrent d’un trouble mental hériteront du fardeau de vider ce débat délicat.
Résumé
Contexte politique
Le gouvernement canadien, dirigé par le ministre fédéral de la Justice Sean Fraser, a choisi de ne pas élargir l’accès à l’aide médicale à mourir (AMM) pour les personnes souffrant d’un trouble mental irrémédiable.
Cette décision, qualifiée d’abdication parlementaire par l’auteure, consiste à éviter un débat public et politique pour reporter indéfiniment la réflexion.
Le ministre justifie cette position en invoquant la complexité du sujet et la crainte d’un arriéré juridique, c’est-à-dire un retard dans les décisions gouvernementales et une surcharge pour la Cour suprême, le plus haut tribunal du Canada.
Cette approche place la Cour suprême, et non le Parlement élu, au cœur des décisions sociétales, ce qui soulève des questions sur la légitimité démocratique de cette solution.
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