Europe, Chine… Les nouvelles terres d’accueil des scientifiques américains
Gel des financements, licenciements et incertitudes poussent un nombre croissant de chercheurs à quitter les États-Unis pour l’Europe ou la Chine. “The Guardian”, “Nature” et le “South China Morning Post” analysent ce phénomène.
Résumé
Crise de la recherche aux États-Unis
Depuis le retour au pouvoir de l’administration Trump en 2026, le monde universitaire américain traverse une crise majeure.
Plusieurs changements ont fragilisé durablement la recherche publique : le gel de nombreux financements, les difficultés à établir des partenariats internationaux et l’abandon du soutien à des projets jugés sensibles par le pouvoir, comme ceux incluant des mots-clés comme discriminé.
Selon Daniel Malinsky, professeur à l’université Columbia, ces mesures pourraient être une stratégie délibérée pour rendre le travail des scientifiques si complexe qu’ils finiraient par abandonner.
La situation est aggravée par une tendance à la privatisation de la recherche, ce qui réduit les perspectives de financement à long terme.
Sans garantie de stabilité financière, les jeunes chercheurs sont incités à quitter le secteur scientifique ou à émigrer vers d’autres pays où les conditions de travail sont plus favorables.
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