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Gènes et peuples : pourquoi la génétique ne corrobore pas le concept de race dans notre espèce

<name>Pablo Rodríguez Palenzuela, Catedrático de Bioquímica, Universidad Politécnica de Madrid (UPM)</name> <foaf:homepage rdf:resource="https://theconversation.com/profiles/pablo-rodriguez-palenzuela-1151422"/>· 22 juillet 2026

La race, qui semble constituer une frontière naturelle, n’est qu’un mirage. Nous sommes une espèce jeune et homogène, et comme l’explique la génétique, la quasi-totalité de notre variabilité se trouve au sein de chaque groupe. Vers 1971, dans un coin reculé du nord du Botswana, une femme d’une cinq…

Résumé

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Race comme mirage

Le concept de race est souvent perçu comme une frontière naturelle entre les humains, alors qu’il s’agit d’une construction sociale et non d’une réalité biologique.

La génétique montre que l’espèce humaine est jeune et homogène : presque toute la variabilité génétique se trouve au sein d’un même groupe, et non entre des groupes distincts appelés « races ».

Par exemple, deux individus d’un même village africain peuvent être plus différents génétiquement l’un de l’autre que l’un d’eux ne l’est d’un Japonais.

Cette idée est renforcée par des études comme celle de 2008, qui a analysé 377 marqueurs génétiques chez plus de 1 000 personnes issues de 52 populations : elle révèle que 93 à 95 % de la variation génétique humaine se situe au sein des populations, et seulement 3 à 5 % entre les grands groupes continentaux.

Les populations africaines, en particulier, abritent une diversité génétique supérieure à celle de l’ensemble du reste du monde.

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