Les antécédents sexuels peuvent être pris en compte selon le cas, dit la Cour suprême
L’affaire porte sur l’application de la «Loi sur la protection des victimes de viol».
Résumé
Décision de la Cour suprême
La Cour suprême du Canada a rendu une décision unanime le 27 juin 2024 concernant l’application de l’article 276 du Code criminel, surnommé « Loi sur la protection des victimes de viol ».
Cette loi interdit généralement l’utilisation des antécédents sexuels d’une victime dans un procès pour éviter les mythes doubles, c’est-à-dire l’idée fausse selon laquelle une personne ayant eu des relations sexuelles antérieures serait plus susceptible d’avoir consenti à un acte sexuel ou moins crédible.
Cependant, la Cour a précisé que cette restriction ne s’applique pas de manière absolue dans tous les cas, notamment pour les infractions liées à la traite d’êtres humains ou à la prostitution.
La juge Mary Moreau a souligné que l’équilibre doit être trouvé entre la protection des victimes et le droit à une défense équitable pour les accusés.
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