La peste de retour en Russie ? Un potentiel scandale sanitaire caché par l’État et les services de sécurité nationale du pays

Une jeune laborantine russe est morte, emportée en trois jours. Depuis, quatre hôpitaux ont fermé leurs portes et 200 personnes ont été placées en quarantaine. Mais pour le Kremlin, tout va bien.
Résumé
Peste : une maladie toujours active
La peste, souvent associée aux épidémies médiévales en Europe, est une maladie infectieuse qui existe encore aujourd’hui, bien que très rarement.
Selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS), elle touche environ 1 000 à 2 000 personnes par an, principalement à Madagascar, en République démocratique du Congo, et dans une moindre mesure en Asie, en Amérique du Sud et dans l’ouest des États-Unis.
La bactérie responsable, Yersinia pestis, peut provoquer deux formes principales : la peste bubonique, transmise par les puces des rongeurs, et la peste pulmonaire, qui se propage entre humains par les gouttelettes respiratoires.
Cette dernière est particulièrement redoutée car, sans traitement, son taux de mortalité atteint près de 100 %.
La Russie, où la maladie était autrefois endémique, n’avait plus connu de cas depuis 2016, date du dernier incident enregistré dans la république de l’Altaï.
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