Quand la loi d’urgence agricole cherche à réserver la ressource en eau plutôt que d’adapter les besoins
L’ESSENTIEL La loi d’urgence pour la protection et la souveraineté agricoles (Upsa) érige l’accès à l’eau en condition existentielle de l’agriculture française. Malgré cette nouvelle orientation, le nouveau texte ne remet pas fondamentalement en cause le principe de gestion équilibrée et durable de…
Résumé
Nouvelle loi agricole
La loi d’urgence pour la protection et la souveraineté agricoles (Upsa), adoptée en août 2026 en France, place l’accès à l’eau comme une priorité absolue pour l’agriculture.
Ce texte vise à garantir la disponibilité de cette ressource, essentielle face aux sécheresses répétées et à la baisse des revenus agricoles (-25,7% en 2023, -9,4% en 2024).
La loi encourage le stockage de l’eau et assouplit les règles pour faciliter les prélèvements, tout en maintenant le principe de gestion équilibrée et durable de l’eau inscrit dans le Code de l’environnement.
Elle ne crée pas un droit automatique à l’eau pour les agriculteurs, mais rééquilibre la gouvernance de cette ressource en faveur de l’agriculture, sans pour autant supprimer les autres usages comme l’eau potable ou la protection des milieux aquatiques.
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