Le coton, maillon faible du réarmement européen
La production de munitions dépend encore largement d’une matière issue du coton, la nitrocellulose, dont la Chine est un fournisseur majeur. Confrontés à des stocks insuffisants, les pays de l’Otan cherchent désormais à relocaliser sa fabrication et à diversifier leurs approvisionnements.
Résumé
Coton-poudre, clé des munitions
Le coton-poudre est une forme de nitrocellulose obtenue après traitement à l’acide de fibres courtes de coton, résidu de l’égrenage des graines.
Cette matière hautement inflammable joue un rôle central dans la propulsion des munitions modernes.
Par exemple, elle permet aux obus de 155 millimètres, des projectiles d’artillerie très demandés depuis le début de la guerre en Ukraine en 2022, d’atteindre des portées de plusieurs dizaines de kilomètres.
Sans coton-poudre, ces obus ne pourraient pas être tirés avec une telle précision et une telle distance.
Cette dépendance illustre un paradoxe : une fibre associée aux vêtements et au textile est devenue un élément stratégique pour les armées.
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