Belgique : l'extrême droite privée de direct
Depuis 1991, les médias belges francophones maintiennent un cordon médiatique autour des partis liberticides : ils ne les reçoivent pas en direct, même au nom du pluralisme. À l’heure des réseaux sociaux, alors que l'extrême droite se globalise, enquête sur un dispositif fragilisé mais qui résiste.
Résumé
Cordon médiatique belge
En Belgique francophone, les médias appliquent depuis 1991 un cordon sanitaire médiatique envers les partis d'extrême droite.
Cette règle interdit aux chaînes de radio et de télévision d'inviter directement leurs représentants en plateau, même au nom du pluralisme.
L'objectif est de respecter la déontologie journalistique qui interdit les discriminations et protège la dignité humaine.
Contrairement à la Flandre, où l'extrême droite représente environ 25 % de l'électorat, en Wallonie et à Bruxelles, ces partis obtiennent des scores très faibles, bien en dessous du seuil électoral de 5 %.
Cette mesure est obligatoire et encadrée par des institutions comme le Conseil supérieur de l'audiovisuel belge et le Conseil de déontologie journalistique, qui veillent à son application.
Elle s'appuie sur la Convention européenne des droits de l'homme, garantissant le respect des valeurs fondamentales comme la non-discrimination.
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