Le Japon ouvre la voie à la suppression de l’encadrement des heures supplémentaires
Sous la pression du patronat, la Première ministre japonaise, Sanae Takaichi, va procéder à la levée de facto du plafond d’heures supplémentaires, fixé à quarante-cinq heures par mois.
Résumé
Contexte japonais
Le Japon est un pays où la culture du travail est réputée pour son intensité, avec des horaires souvent très longs et une forte pression sociale pour accomplir ses missions.
Depuis une décennie, des réformes avaient été engagées pour améliorer l'équilibre entre vie professionnelle et vie privée, notamment sous l'impulsion de l'ancien Premier ministre Shinzo Abe.
Ces mesures visaient à limiter les heures supplémentaires, un phénomène endémique dans l'archipel.
Par exemple, le Code du travail japonais fixe une durée légale de 40 heures par semaine, avec un plafond théorique de 45 heures supplémentaires par mois depuis 2019.
Ces règles s'appliquent à tous les salariés, mais des exceptions existent pour les situations exceptionnelles, permettant jusqu'à 100 heures supplémentaires par mois avec l'accord des employés et de l'entreprise.
La Première ministre actuelle, Sanae Takaichi, issue du Parti libéral-démocrate (PLD, conservateur), incarne cette politique de flexibilité accrue du travail.
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