«La lutte contre les pesticides fait partie des combats antiracistes» : la colonisation chimique au cœur de la marche contre Syngenta

Plus de 15 000 personnes ont manifesté contre les pesticides et le géant de l’agrochimie Syngenta, samedi, à Saint-Pierre-la-Garenne (Eure). Au sein du cortège, les revendications anticoloniales se sont imposées. On vous explique.
Résumé
Manifestation massive
Le 3 octobre 2026, plus de 15 000 personnes se sont rassemblées à Saint-Pierre-la-Garenne (Eure) pour protester contre les pesticides et l’entreprise Syngenta, leader mondial de leur production.
Cette marche a été organisée par plusieurs collectifs : Les Soulèvements de la Terre, Cancer colère, le Collectif de soutien aux victimes des pesticides de l’Ouest (CSVPO) et la Confédération paysanne.
Parmi les manifestants figuraient des malades, des paysans, des soignants ainsi que des collectifs antiracistes.
L’objectif était de dénoncer le colonialisme chimique, un concept popularisé par la géographe brésilienne Larissa Mies Bombardi, qui désigne l’exportation de pesticides interdits en Europe vers des pays souvent pauvres où ils restent autorisés.
Syngenta, cible principale de la manifestation, est accusée de produire et vendre des substances dangereuses sans égard pour les populations locales et l’environnement.
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