C’est quoi, réussir sa première année post-bac ?
L’ESSENTIEL Les jeunes de 18-19 ans ressentent une forte pression à ne pas « se tromper » dans leur orientation post-bac. Dans l’imaginaire collectif français, une trajectoire non linéaire est perçue comme un échec. Le narratif du « décrochage » peut aussi s’expliquer par la manière dont les pouvoi…
Résumé
Pression orientation post-bac
Les jeunes de 18 à 19 ans ressentent une pression intense à bien choisir leur orientation après le baccalauréat, sous peine de « rater leur vie ».
Cette angoisse est renforcée par l’idée que toute trajectoire non linéaire (changement d’études, pause, réorientation) est perçue comme un échec dans l’imaginaire collectif français.
Le terme décrochage désigne ici plusieurs réalités : les jeunes en situation de NEET (Not in Education, Employment or Training, soit « ni en emploi, ni en formation, ni en études »), ceux qui s’insèrent professionnellement, ceux qui prennent une pause ou se réorientent.
Pourtant, ces parcours alternatifs pourraient être considérés comme des étapes normales plutôt que comme des échecs.
Les recherches citées, menées auprès d’étudiants en première année de licence (L1) et de décrocheurs, montrent que cette pression est exacerbée par le système Parcoursup, qui officialise les choix d’orientation dès la fin du lycée.
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