De la langue parfaite aux algorithmes queers
Et si la vraie malédiction n'était pas Babel mais la langue unique et transparente ? Le rêve d'une manière parfaite de dire les choses, qu'Umberto Eco suivait de la langue d'Adam à Leibniz, renaît dans les espaces latents de l'IA générative. Il y devient d'autant plus autoritaire qu'on n'en voit ja…
Résumé
La malédiction de Babel
L’article commence en remettant en question une interprétation classique de la tour de Babel, souvent vue comme une malédiction divine punissant l’humanité pour son arrogance.
L’auteur propose une autre lecture : et si la véritable malédiction était plutôt le rêve d’une langue unique, parfaite et transparente, capable de dire les choses telles qu’elles sont ?
Cette idée, explorée par des penseurs comme Umberto Eco dans son cours au Collège de France en 1992-1993, traverse l’histoire intellectuelle occidentale.
Elle repose sur l’espoir de trouver une grammaire universelle, une manière de communiquer sans ambiguïté ni perte de sens, depuis la langue d’Adam jusqu’aux projets philosophiques de Leibniz au XVIIe siècle.
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