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Dans l’Antiquité, les Grecs n’étaient pas tous bodybuildés !

<name>Lydie Bodiou, Maîtresse de conférence en histoire ancienne, Université de Poitiers</name> <foaf:homepage rdf:resource="https://theconversation.com/profiles/lydie-bodiou-1238138"/>· 5 août 2026

Héraclès et Géras (personnification de la vieillesse). Pelikè (amphore dont la panse s’évase vers le bas) attique à figures rouges provenant de la nécropole de la Banditaccia (Italie), tombe 432, vers 480 avant notre ère, inv.&nbsp;48238, Musée de la Villa Giulia, Rome. Photo : Lydie Bodiou , Fourn…

Résumé

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L'idéal grec antique

Dans l'Antiquité grecque, à partir du VIᵉ siècle avant notre ère, les cités grecques ont promu un modèle idéal de masculinité centré sur la kalokagathia, un terme grec signifiant littéralement « beauté-bonté ».

Ce concept lie une apparence physique harmonieuse (corps musclé, hâlé, proportionné) à des qualités morales comme la force, la maîtrise de soi et le courage.

Cet idéal était incarné par des statues célèbres comme le Discobole, symbole de perfection masculine.

Les citoyens libres devaient s'y conformer pour participer pleinement à la vie civique, politique et militaire.

Les gymnases et palestres servaient à façonner ces corps, tandis que la poésie d'Homère ou les odes de Pindare renforçaient cette norme.

Cependant, cette image ne reflétait pas la réalité de tous les Grecs, mais seulement celle des élites.

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