Si l’on pouvait croire que la pollution affaiblissait les parasites, elle pourrait en réalité modifier leur capacité à nous infecter
Dans une rivière, les polluants les plus préoccupants ne sont pas toujours visibles. Pesticides, résidus de médicaments, métaux et autres substances chimiques peuvent circuler à des concentrations trop faibles pour provoquer une mortalité immédiate des êtres vivants. Ils peuvent cependant modifier…
Résumé
Parasites et milieux aquatiques
Certains parasites, comme le ver Schistosoma responsable de la schistosomiase (ou bilharziose), passent une partie de leur vie dans des milieux aquatiques comme les rivières, les lacs ou les marais.
Ce parasite infecte aujourd’hui plus de 230 millions de personnes dans le monde, principalement dans les régions tropicales.
Cependant, son aire de répartition évolue : en 2013, des cas de contamination ont été recensés en Corse, marquant les premiers cas de transmission locale en Europe depuis plusieurs décennies.
Le réchauffement climatique favorise l’expansion de ces parasites vers de nouveaux territoires, soulevant des questions sur leur capacité à s’étendre encore davantage.
La schistosomiase peut entraîner des complications graves, comme des lésions hépatiques ou un cancer de la vessie.
Les larves du parasite pénètrent la peau humaine lors d’un contact avec une eau infestée, puis se transforment en vers adultes dans les vaisseaux sanguins, où ils se nourrissent de globules rouges.
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