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Quand l’État vacille, qui gouverne encore ?

<name>Mohamad Fadl Harake, Docteur en Sciences de Gestion, Chercheur en Management Public Post-conflit, Université de Poitiers</name> <foaf:homepage rdf:resource="https://theconversation.com/profiles/mohamad-fadl-harake-2298551"/>· 19 juillet 2026

<p><strong>L’effritement de l’État ne plonge pas nécessairement le pays où ce phénomène se produit dans un vide organisationnel absolu. D’autres formes de gouvernance émergent, portées par des acteurs alternatifs — une réalité qui oblige à repenser l’articulation entre État et action publique.</strong></p> <hr> <p>Plusieurs quartiers de la capitale haïtienne, Port-au-Prince, <a href="https://unric.org/fr/haiti-un-pays-aux-mains-des-gangs/">échappent aujourd’hui, en partie ou en totalité, au contrôle de l’État</a>. Des gangs armés imposent des règles de circulation, tiennent certains axes routiers et influencent l’accès à certaines ressources essentielles. Pourtant, la vie collective ne s’arrête pas : des marchés continuent de fonctionner, des réseaux de solidarité persistent, des soins sont assurés et des <a href="https://www.crisisgroup.org/latin-america-caribbean/caribbean/haiti">formes de médiation sociale subsistent</a>. Cette réalité soulève une question aussi simple qu’inconfor

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