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Quand l’État vacille, qui gouverne encore ?

<name>Mohamad Fadl Harake, Docteur en Sciences de Gestion, Chercheur en Management Public Post-conflit, Université de Poitiers</name> <foaf:homepage rdf:resource="https://theconversation.com/profiles/mohamad-fadl-harake-2298551"/>· 19 juillet 2026

L’effritement de l’État ne plonge pas nécessairement le pays où ce phénomène se produit dans un vide organisationnel absolu. D’autres formes de gouvernance émergent, portées par des acteurs alternatifs — une réalité qui oblige à repenser l’articulation entre État et action publique. Plusieurs quart…

Résumé

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État et gouvernance distincts

L’article souligne une distinction fondamentale entre l’État et la gouvernance.

L’État désigne une structure institutionnelle formelle dotée d’une autorité légale et, selon Max Weber, du monopole de la violence légitime.

Il s’agit d’une entité bureaucratique organisée, capable de faire circuler ressources, informations et services sur un territoire.

La gouvernance, en revanche, renvoie à l’ensemble des mécanismes qui permettent de coordonner une action collective, qu’ils soient formels ou informels.

Cette distinction est cruciale car, dans des contextes de crise, l’État peut perdre son contrôle territorial ou ses capacités opérationnelles, mais la gouvernance peut persister, voire se recomposer autour d’autres acteurs comme des gangs, des ONG ou des réseaux communautaires.

Par exemple, à Port-au-Prince, des gangs imposent des règles de circulation et influencent l’accès aux ressources, tout en maintenant une forme d’ordre local, bien que non étatique.

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