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Affaire Lyhanna : « Les défaillances de la gendarmerie et de la police sont d’abord liées à un manque de moyens humains »

<name>Olivier Cahn, Professeur de droit, Université Paris Nanterre</name> <foaf:homepage rdf:resource="https://theconversation.com/profiles/olivier-cahn-2625631"/>· 9 juillet 2026

Comment expliquer les défaillances des services d’enquête dans l’affaire Lyhanna ? Les gendarmes et les policiers, chargés des missions de police judiciaire, sont en sous-effectif, à l’instar des magistrats. Submergés de dossiers, ils peinent à hiérarchiser les priorités, alors que les directives m…

Résumé

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Sous-effectifs des services

Les défaillances dans l’affaire Lyhanna s’expliquent en grande partie par un manque criant de moyens humains au sein des services de gendarmerie et de police judiciaire.

Le pré-rapport de l’inspection générale de la gendarmerie nationale et de la justice révèle que les effectifs n’ont augmenté que de moins de 5 % entre 2021 et 2025 dans le Gers, alors que les affaires d’infractions sexuelles sur mineurs ont progressé de 27 % dans ce département.

Par exemple, en juin 2026, le parquet d’Auch gérait 154 enquêtes pour ce type d’infractions, avec une ancienneté moyenne de 11,3 mois.

Ces services, submergés, peinent à hiérarchiser les priorités, d’autant que les directives ministérielles multiplient les missions jugées urgentes, rendant toute priorisation difficile.

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