Ultimatum de Trump à la Cour pénale internationale : un catalyseur de la souveraineté européenne ?
L’ESSENTIEL L’attribution du prix Nobel de la paix à Navanethem Pillay, ex-magistrate de la CPI, a relancé le courroux trumpien à l’égard de cette institution internationale. L’Union européenne dispose de moyens pour répondre, notamment le « règlement de blocage ». Dans le passé, le recours aux ins…
Résumé
CPI, une cour controversée
La Cour pénale internationale (CPI), créée en 1998 et opérationnelle depuis 2002, est une juridiction internationale basée à La Haye aux Pays-Bas.
Elle a pour mission de juger les crimes de guerre, les crimes contre l’humanité, les génocides et les crimes d’agression commis par des individus, y compris des chefs d’État, sur le territoire des 125 États membres, comme tous les pays de l’Union européenne.
Cette compétence universelle est contestée par des États non membres, notamment les États-Unis, la Russie, la Chine, l’Inde, la Turquie et Israël, qui invoquent une atteinte à leur souveraineté.
Les États-Unis, par exemple, estiment que leurs ressortissants ne devraient pas être soumis à la juridiction de la CPI.
La CPI est dirigée par une procureure et des juges, dont un Français, Nicolas Guillou, sanctionné en 2025 par les États-Unis pour avoir participé à des décisions contre des responsables israéliens.
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