Aller dans l'espace pour diffuser une vidéo : quand les plaisirs de quelques-uns polluent la planète de tous
Voyager autour de la Terre à bord d'une fusée, nous sommes nombreux à en rêver. Mais trois spécialistes de l'espace alertent : les conséquences du tourisme spatial, aujourd'hui en croissance sont lourdes pour la planète.
Résumé
Tourisme spatial en hausse
Le tourisme spatial désigne les voyages dans l’espace à des fins personnelles ou récréatives, et non pour des missions scientifiques ou professionnelles.
Aujourd’hui, cette activité est en forte croissance, portée par des entreprises comme Blue Origin ou Virgin Galactic, qui proposent des vols suborbitaux à des clients fortunés.
En 2021, le premier vol touristique de Virgin Galactic a transporté quatre passagers à plus de 80 kilomètres d’altitude, une altitude considérée comme la frontière de l’espace par les États-Unis.
Ces voyages, bien que spectaculaires, restent réservés à une infime minorité : les billets coûtent entre 250 000 € et 450 000 € par personne.
En 2023, près de 600 personnes avaient déjà réservé un billet pour l’espace, selon les estimations du secteur.
Cette démocratisation partielle s’accompagne cependant d’une augmentation des émissions de gaz à effet de serre, un sujet qui préoccupe désormais trois spécialistes de l’espace.
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