Comment les sécheresses favorisent le développement de certaines maladies infectieuses
Les sécheresses favorisent certains pathogènes et sont à l’origine du déclenchement d’épidémies. Des chercheurs explorent cette observation contre-intuitive et tentent de comprendre les mécanismes à l’œuvre pour améliorer la prévention.
Résumé
Sécheresse et maladies
Les sécheresses, souvent perçues comme un phénomène naturel limitant la propagation des maladies infectieuses, peuvent en réalité favoriser le développement de certaines d’entre elles.
Ce paradoxe s’explique par des mécanismes écologiques et biologiques complexes.
Contrairement à ce que l’on pourrait imaginer, l’absence d’eau ne fait pas toujours disparaître les pathogènes.
Par exemple, des maladies comme le choléra, la fièvre du Nil occidental ou la dengue voient parfois leur incidence augmenter lors des périodes de sécheresse, alors que d’autres infections, comme la schistosomiase (une maladie parasitaire tropicale causée par un ver) ou le paludisme, diminuent fortement.
Ce phénomène a été observé et documenté par des chercheurs comme Tara Stewart Merrill, du Cary Institute of Ecosystem Studies à New York, et Pieter Johnson, de l’université du Colorado à Boulder, qui ont analysé une centaine d’études pour comprendre ces mécanismes.
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