Ils prétendaient revenir de Terre sainte : comment les poètes médiévaux démasquaient les faux pèlerins
Enluminure de l’apôtre Jacques dans l’exemplaire salmantin du *Liber Sancti Jacobi* (*Codex Calixtinus*). Ministère espagnol de la Culture Au Moyen Âge, le pèlerin bénéficiait d’un statut privilégié. Mais ceux qui détournaient les idéaux du pèlerinage s’exposaient aux moqueries des troubadours, don…
Résumé
Statut du pèlerin médiéval
Au Moyen Âge, le pèlerin bénéficiait d’un statut privilégié, protégé par des lois spécifiques.
Ce statut découlait de motivations variées : dévotion religieuse, accomplissement d’un vœu, curiosité, ou même sanction pénale.
Les trois grandes destinations de pèlerinage étaient Jérusalem, Rome et Saint-Jacques-de-Compostelle, cette dernière devenant un lieu majeur à partir du XIIe siècle.
Les pèlerins étaient reconnaissables à leur bourdon (bâton de marche) et leur aumônière (petit sac pour les aumônes).
Leur prestige était tel que les croisades, à partir des XIe et XIIe siècles, leur offraient même des indulgences, c’est-à-dire une réduction des peines pour leurs péchés.
Cependant, ce statut enviable n’était pas à l’abri des critiques ou des moqueries, notamment de la part des troubadours et poètes médiévaux.
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