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Ils prétendaient revenir de Terre sainte : comment les poètes médiévaux démasquaient les faux pèlerins

<name>Déborah González, Profesora Contratada Doctora, Universidade de Santiago de Compostela</name> <foaf:homepage rdf:resource="https://theconversation.com/profiles/deborah-gonzalez-1296514"/>· 29 juillet 2026

Enluminure de l’apôtre Jacques dans l’exemplaire salmantin du *Liber Sancti Jacobi* (*Codex Calixtinus*). Ministère espagnol de la Culture Au Moyen Âge, le pèlerin bénéficiait d’un statut privilégié. Mais ceux qui détournaient les idéaux du pèlerinage s’exposaient aux moqueries des troubadours, don…

Résumé

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Statut du pèlerin médiéval

Au Moyen Âge, le pèlerin bénéficiait d’un statut privilégié, protégé par des lois spécifiques.

Ce statut découlait de motivations variées : dévotion religieuse, accomplissement d’un vœu, curiosité, ou même sanction pénale.

Les trois grandes destinations de pèlerinage étaient Jérusalem, Rome et Saint-Jacques-de-Compostelle, cette dernière devenant un lieu majeur à partir du XIIe siècle.

Les pèlerins étaient reconnaissables à leur bourdon (bâton de marche) et leur aumônière (petit sac pour les aumônes).

Leur prestige était tel que les croisades, à partir des XIe et XIIe siècles, leur offraient même des indulgences, c’est-à-dire une réduction des peines pour leurs péchés.

Cependant, ce statut enviable n’était pas à l’abri des critiques ou des moqueries, notamment de la part des troubadours et poètes médiévaux.

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