Canicules, incendies, inondations : comment la SNCF adapte son réseau au changement climatique

À mesure que le dérèglement du climat s'intensifie, le réseau ferroviaire apprend à résister aux canicules, aux incendies, aux inondations et aux épisodes de gel. Un défi majeur pour la SNCF, qui ne manque pas d’idées mais qui se heurte à l'ampleur des investissements nécessaires.
Résumé
Réseau ferroviaire sous pression
Le réseau ferroviaire français subit de plus en plus les conséquences du changement climatique, avec des perturbations qui se multiplient.
Entre 2011 et 2023, les retards imputables aux intempéries ont augmenté de 35 %, tandis que le nombre de trains supprimés a été multiplié par cinq.
D’ici 2100, ces perturbations pourraient être huit à onze fois plus fréquentes qu’aujourd’hui, selon la Cour des comptes.
Les aléas climatiques concernent tous les types de conditions extrêmes : canicules, incendies, inondations, tempêtes, gel et dégel, ou encore chutes de neige.
Chaque phénomène a des conséquences spécifiques sur les infrastructures.
Par exemple, les pluies intenses provoquent des glissements de terrain, les incendies augmentent le risque de chute d’arbres sur les voies, et les fortes chaleurs déforment les rails en acier.
Ces perturbations menacent la fiabilité du train, un mode de transport clé pour la transition écologique, qui peut alors être concurrencé par des alternatives plus polluantes mais jugées plus stables.
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