Alain Soral, gourou de l'antisémitisme 2/4 : Les années FN et l'outrance
Passé par le Parti communiste, Alain Soral cherche une synthèse entre marxisme et nationalisme. Sa rencontre avec Dieudonné exacerbe son antisémitisme et, au milieu des années 2000, il entre au Front national. Il claque la porte en 2009, après avoir tenté en vain d'infléchir la ligne du parti.
Résumé
Parcours politique atypique
Dans les années 1990, Alain Soral, figure controversée, adhère au Parti communiste français (PCF), un parti de gauche défendant des idées marxistes.
Il en quitte les rangs pour proposer une synthèse entre marxisme (théorie économique et sociale prônant la lutte des classes et la propriété collective) et nationalisme (idéologie valorisant la nation et son identité).
Soral se présente alors comme un penseur cherchant une voie médiane, ni de droite ni de gauche, qu’il qualifie de réconciliation nationale.
Selon l’historienne Valérie Igounet, cette posture lui ouvre les portes du Front national (FN), parti d’extrême droite fondé en 1972 par Jean-Marie Le Pen, connu pour ses positions nationalistes et xénophobes.
Pour Aurélien Montagner, chercheur en science politique, cette période marque pour Soral l’aboutissement d’une logique intellectuelle visant à identifier les responsables des mécanismes économiques qu’il critique.
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