Non, il n’y a pas d’effet « boule de neige » de la dette française
Le coût de l'endettement public français progresse, faisant craindre un effet boule de neige par lequel le pays est étranglé par son remboursement. Si la situation se tend incontestablement, elle est encore sous contrôle.
Résumé
Dette publique et solde budgétaire
La dette publique française correspond à l’ensemble des emprunts contractés par l’État pour financer ses dépenses.
Son coût principal est la charge des intérêts de la dette, c’est-à-dire les sommes versées chaque année aux créanciers.
Pour évaluer la santé budgétaire d’un pays, les économistes distinguent deux indicateurs : le déficit budgétaire total, qui compare toutes les dépenses (y compris les intérêts) aux recettes, et le solde primaire, qui exclut ces intérêts.
Ce dernier reflète mieux la situation économique réelle, car il montre si l’État dépense plus ou moins que ce qu’il gagne, indépendamment du poids de la dette passée.
Par exemple, en 2026, la croissance nominale (somme de la croissance en volume et de l’inflation) est estimée à 2,7 %, tandis que le taux d’intérêt moyen sur la dette est de 2,3 %.
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