Louise Bourgeois, tisser sa toile
En 1932, Louise Bourgeois a 20 ans. Elle travaille dans l’atelier de tapisseries de ses parents, à Antony. Cette année-là, la mort de sa mère Joséphine, tisserande de métier, anéantit la jeune fille. Louise Bourgeois n’aura de cesse de revenir à cette figure maternelle dans son art.
Résumé
Une jeunesse à Antony
En 1932, Louise Bourgeois a 20 ans et travaille dans l’atelier de tapisseries de ses parents, situé à Antony, une commune près de Paris.
Cet atelier familial, dirigé par son père Louis Bourgeois, est spécialisé dans la restauration de tapisseries abîmées venues de toute la France.
Environ 25 ouvrières, comme Jeanne, Germaine ou Berthe, y travaillent sous la supervision de sa mère, Joséphine, une tisserande de métier.
Louise y observe les gestes des fileuses et tisseuses, mais n’a pas le droit de participer directement au travail d’aiguille.
Elle se contente de dessiner les parties manquantes des motifs, notamment les pieds des personnages représentés sur les tapisseries.
Cet environnement artisanal et féminin marque profondément son enfance et sa future carrière artistique.
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