Pierre Rosanvallon et la tyrannie du présent

Condorcet dénonçait il y a plus de deux siècles les dangers de la «démocratie immédiate» pour le Trésor public. Nous sommes restés collectivement myopes. Retraites, dette publique, crise climatique, partout se manifeste notre inaptitude à ce que Tocqueville appelait «les longs désirs et les vastes…
Résumé
Origine historique
L’article explore l’idée de tyrannie du présent, un concept analysé par le sociologue Pierre Rosanvallon dans son livre La Tyrannie du présent (Seuil, 2026).
Cette notion désigne notre difficulté collective à penser au-delà de l’immédiat, un problème déjà souligné par des penseurs comme Condorcet il y a plus de deux siècles.
Rosanvallon montre que cette préférence pour le présent est liée à l’émancipation de l’individu, un mouvement né des révolutions française, américaine et anglaise.
Des figures comme Robespierre ont même envisagé des mandats politiques très courts, d’un an, avant que la nécessité de gouverner efficacement ne conduise à des durées plus longues.
L’auteur souligne que cette myopie collective se manifeste dans des domaines variés, comme la gestion des retraites, la dette publique, ou encore la crise climatique, où les décisions à long terme sont souvent sacrifiées au profit d’intérêts immédiats.
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