NapseflowNapseflow
Article externe

Le rail français et la Shoah, ce passé que la SNCF préfèrerait oublier

Nicolas Méra· 19 juillet 2026

Quelle fut la responsabilité de la SNCF dans la «Solution finale» voulue par l'occupant nazi? À la fin des années 1990, des familles de déportés saisissent les tribunaux, en accusant l'entreprise de complicité. Voici le verdict des historiens.

Résumé

1

Contexte historique

Le 22 juin 1940, la France signe l’armistice avec l’Allemagne nazie, plaçant la SNCF, nationalisée en 1938, sous le contrôle total des forces d’occupation.

L’entreprise est contrainte de mettre son personnel et son matériel à disposition de l’ennemi.

Ce contexte s’inscrit dans une politique de collaboration entre le régime de Vichy et l’Allemagne, où les ressources françaises, comme le charbon, le vin ou les armes, sont réquisitionnées pour soutenir l’effort de guerre nazi.

La SNCF, comme d’autres secteurs industriels français, devient un rouage essentiel de cette collaboration.

Le président de la SNCF de l’époque, Pierre-Eugène Fournier, déclare en 1941 que la France est prête à collaborer avec l’Allemagne, à condition que les besoins vitaux du pays soient préservés.

Cette collaboration est même indemnisée par l’occupant, qui paie un tarif de location pour l’utilisation du matériel ferroviaire français.

Lire l'analyse complète en 5 points →

Commentaires (0)

Connecte-toi pour commenter

Se connecter

Aucun commentaire pour le moment.

Voir aussi

Plus de contenus dans cette catégorie →

Découvre plus de contenu sur Napseflow